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Diabologum : 365 jours ouvrables









Jane, es-tu là ? Au pied du lit - Jacques Chirac. Catherine Ringer en duo, de jour. Quelque chose de fonctionnel, pour se fondre. Rien ne sert de courir - changer un jour vert à l'épaulée jeté, à l'arrachée. Alan Vega à roder : à l'unanimité. Une approche qui tient à la fois de la taupe - de Manchester ou de Seattle une boite en forme de coeur. Un traitement délicat et incisif - pour être exact, quoi. La loi contre un système infrarouge autoguidé : pour rendre le monde plus sur, en chantant la Compagnie Créole. Quitte à broyer un moine-soldat, à rivaliser de suragencement, à tourner et retourner un écartelé, à instiller de la brutalité - aussi. 








Ça ne sort pas.
Un mouton.
Le déluge.
Un voiture qu'on abandonne là.
A la Patrick Bateman.











Pavement : Cut your hair






Daddy Yod mastérisant un nouvel ordre : c'est un signe, c'est une punition, c'est un stigmate. Inverser la tendance, revendiquer l'engeance, déclarer son appartenance. Serge & Ana écoutent la dernière dépêche : la terre brûlée, 1976, 1995 - de date à date, carbone garanti : 
- Est-ce que tu m'aimeras encore ?
- Bin non, hein...
- Dolly C'est vrai ?   
Guest starring : Gérard Blanc, à témoigner de la scène. N'importe comment, - un anniversaire : bientôt 20 ans mes quarante, déjà.... 











Une onde, l'enregistrer : à faire des vagues du haut de son aplomb à tout fendre - Tom Waits, Saint Ex et toute l'entreprise Biogaran, en plein smurf. Une réplique, en somme, par suprise : délivrée par Gill-Scott Heron via David Delaforêt Un truc de bandit :  
- Je survis, j'ai triomphé, souviens-toi que je n'en ai pas, il y a une maison dans le désert, tu t'y rentras au son de ce que tu sais : jamais. Pour ton bien...
- Pour le tien.













The Smiths : There is a light that never goes out








"I would enter your sleep if I could, and guard you there, and slay the thing that hounds you, as I would if it had the courage to face me in fair daylight. But I cannot come in unless you dream of me." 


Peter S. Beagle, The last unicorn




En congés de l'Utah Un circuit électrique. Jack, à prendre la route du Grand Bleu. Qui est in, qui est out : la Grande Russie. Patulcius & Clusius : 4003 entrées. Sortie d’autoroute – 200 kilomètres par heure près d’arracher l’asphalte. Un huitième passager, à la fois étrange et étranger : qui pulse. En embuscade : le Choryphée. Un cercle vertueux. Les mains déliées. Des pensées sans compter. Laisser le charme agir.  Le convertir

Une source. 
Retenue. 
Boire. 
Sans modération.
découvrir absolument. 











Mogwai : 2 Rights make 1 wrong










Ne bouge pas




La réponse est oui.










New order : Temptation







"Je ne suis pas sûr de pouvoir
communiquer toutes mes associations
"

Willy Ronis




N'importe comment,
on va essayer ça















Bjork : Violently happy









"And right now, right now,
Right now it's time to
..."

KLF MC5


















Ania & le Programmeur : Agathe








"Dis-moi des choses"


Dave Klein
in James Ellroy, White jazz
















Yeah yeah yeahs : Y control











« C'est un enfant qui prend le jour pour en faire sa cabane de feuillage. Il arrive à l'horizon de la mémoire sans aucun bruit sans aucune page. Il n'a rien à nous dire. Il est la Présence même. Il éclate de tous les rires de la terre. C'est un enfant pareil à la mer et pourtant c'est un enfant soleil. Il fait chanter toutes les colombes. Il adoucit les serpents du rouge vif. Il boit la rage et donne le rêve. Un jour nous le rencontrerons. Entre deux portes coquille de l'instant. Il arrêtera notre visage. Il prolongera notre regard dans la surprise du torrent. Nous prendrons le temps du partage. C'est un enfant qui arrondit l'espoir pour le faire rouler et bleuir le monde. Il est la femme et il est l'homme entrelacés. Hélice de toute vie. Avec lui nous devenons plus humains. Avec lui fulgurante l'existence est royauté. »




René Barbier











Iggy Pop & The Stooges : I wanna be your dog











"Et, pendant tout le jour, jusqu'à la chute de Hèlios, nous restâmes, mangeant les chairs abondantes et buvant le vin doux. Et, quand Hèlios tomba, le soir survint, et mes compagnons s'endormirent auprès des câbles de la nef. Mais Kirkè, me prenant par la main, me conduisit loin de mes compagnons, et, s'étant couchée avec moi, m'interrogea sur les choses qui m'étaient arrivées. Et je lui racontai tout, et, alors, la vénérable Kirkè me dit :
- Ainsi, tu as accompli tous ces travaux. Maintenant, écoute ce que je vais te dire. Un Dieu lui-même fera que tu t'en souviennes. Tu rencontreras d'abord les Sirènes qui charment tous les hommes qui les approchent ; mais il est perdu celui qui, par imprudence, écoute leur chant, et jamais sa femme et ses enfants ne le reverront dans sa demeure, et ne se réjouiront. Les Sirènes le charment par leur chant harmonieux, assises dans une prairie, autour d'un grand amas d'ossements d'hommes et de peaux en putréfaction. Navigue rapidement au delà, et bouche les oreilles de tes compagnons avec de la cire molle, de peur qu'aucun d'eux entende. Pour toi, écoute-les, si tu veux ; mais que tes compagnons te lient, à l'aide de cordes, dans la nef rapide, debout contre le mât, par les pieds et les mains, avant que tu écoutes avec une grande volupté la voix des Sirènes. Et, si tu pries tes compagnons, si tu leur ordonnes de te délier, qu'ils te chargent de plus de liens encore.



*
* *



Elle parla ainsi, et aussitôt Eôs s'assit sur son thrône d'or, et la noble Déesse Kirkè disparut dans l'île. Et, retournant vers ma nef, j'excitai mes compagnons à y monter et à détacher les câbles. Et ils montèrent aussitôt, et ils s'assirent en ordre sur les bancs, et ils frappèrent la blanche mer de leurs avirons. Kirkè aux beaux cheveux, terrible et vénérable Déesse, envoya derrière la nef à proue bleue un vent favorable qui emplit la voile ; et, toutes choses étant mises en place sur la nef, nous nous assîmes, et le vent et le pilote nous conduisirent. Alors, triste dans le coeur, je dis à mes compagnons.
- O amis, il ne faut pas qu'un seul, et même deux seulement d'entre nous, sachent ce que m'a prédit la noble Déesse Kirkè ; mais il faut que nous le sachions tous, et je vous le dirai. Nous mourrons après, ou, évitant le danger, nous échapperons à la mort et à la Kèr. Avant tout, elle nous ordonne de fuir le chant et la prairie des divines Sirènes, et à moi seul elle permet de les écouter ; mais liez-moi fortement avec des cordes, debout contre le mât, afin que j'y reste immobile, et, si je vous supplie et vous ordonne de me délier, alors, au contraire, chargez-moi de plus de liens.

Et je disais cela à mes compagnons, et, pendant ce temps, la nef bien construite approcha rapidement de l'île des Sirènes, tant le vent favorable nous poussait ; mais il s'apaisa aussitôt, et il fit silence, et un Daimôn assoupit les flots. Alors, mes compagnons, se levant, plièrent les voiles et les déposèrent dans la nef creuse ; et, s'étant assis, ils blanchirent l'eau avec leurs avirons polis. Et je coupai, à l'aide de l'airain tranchant, une grande masse ronde de cire, dont je pressai les morceaux dans mes fortes mains ; et la cire s'amollit, car la chaleur du Roi Hèlios était brûlante, et j'employais une grande force. Et je fermai les oreilles de tous mes compagnons. Et, dans la nef, ils me lièrent avec des cordes, par les pieds et les mains, debout contre le mât. Puis, s'asseyant, ils frappèrent de leurs avirons la mer écumeuse.

Et nous approchâmes à la portée de la voix, et la nef rapide, étant proche, fut promptement aperçue par les Sirènes, et elles chantèrent leur chant harmonieux :
- Viens, ô illustre Odysseus, grande gloire des Akhaiens. Arrête ta nef, afin d'écouter notre voix. Aucun homme n'a dépassé notre île sur sa nef noire sans écouter notre douce voix ; puis, il s'éloigne, plein de joie, et sachant de nombreuses choses. Nous savons, en effet, tout ce que les Akhaiens et les Troiens ont subi devant la grande Troie par la volonté des Dieux, et nous savons aussi tout ce qui arrive sur la terre nourricière.

Elles chantaient ainsi, faisant résonner leur belle voix, et mon coeur voulait les entendre ; et, en remuant les sourcils, je fis signe à mes compagnons de me détacher : mais ils agitaient plus ardemment les avirons ; et aussitôt, Périmèdès et Eurylokhos, se levant, me chargèrent de plus de liens.

Après que nous les eûmes dépassées et que nous n'entendîmes plus leur voix et leur chant, mes chers compagnons retirèrent la cire de leurs oreilles et me détachèrent."




Homère,
L'Odyssée